02/07/2015 Communiqués de presse

"Lulu dans ma rue"

"Lulu dans ma rue" redynamise le service de proximité

Lulu, kiosque du concierge de quartier

L'association

Cette association, lauréate de « La France s’engage », propose aux habitants d’un quartier de se rendre des services de proximité, en mettant les compétences des uns à la disposition des autres…

Un meuble à monter, un parent qu’il faut aller chercher à la gare, des enfants à amener à leur cours de judo, un colis à déposer à La Poste, des rideaux à poser... Par manque de temps ou de compétences, il n’est pas toujours facile d’assurer ces tâches du quotidien. C’est pourquoi Charles-Edouard Vincent a créé « Lulu dans ma rue », une association implantée au cœur du quartier du Marais, à Paris, qui favorise le service de proximité entre habitants. « L’idée, explique-t-il, c’est de proposer une conciergerie de quartier. Les « Lulus », c’est-à-dire les gens qui peuvent proposer un service, n’ont qu’à se faire connaître auprès de nous. Nous les mettons en relation avec des gens que leur prestation intéresse. »

Chaque prestation, quelle qu’en soit la nature, revient à « 15 € de l’heure, un tarif décompté par tranches de 20 minutes. Sachant qu’après réduction/crédit d’impôt les 20 minutes reviennent réellement à 2,5 € », explique le fondateur, qui ajoute : « Actuellement, les Lulus sont payés directement par leur client, mais un système de paiement en ligne est à l’étude ». 

Créer du lien social dans la ville

Lulu concierge de quartier

En avril 2015, l’association implantée dans le Marais a ouvert un kiosque au cœur de son quartier, place St-Paul*. Les habitants peuvent y obtenir des renseignements, solliciter une prestation ou s’enregistrer comme micro-prestataires auprès de l’un des trois « concierges » - tous salariés de l’association -, et rejoindre ainsi la communauté des « Lulus ».

Dès l’ouverture,  une quinzaine de « Lulus » ont répondu à l’appel. Ils bénéficient du statut d’auto-entrepreneur, sont âgés de 20 à 60 ans environ, et sont étudiants, chômeurs, actifs, jeunes retraités... S’ils proposent un service contre rémunération (dès le premier mois, certains « Lulus » ont engrangé plus de 1 000 €), ils ont aussi« l’envie d’apporter de la bonne humeur », insiste Charles-Edouard Vincent.

Car au-delà de la dynamisation du tissu économique local, « Lulu dans ma rue » entend bien « créer du lien social, favoriser la relation humaine au sein de la ville ».Si le dispositif est entré en phase d’essai pour un an dans le quartier du Marais, son fondateur pense déjà à l’avenir. En ligne de mire : « L’implantation dans d’autres quartiers parisiens, puis à terme, en Province ».

Lulu, concierge de quartier