25/11/2015 Actualités

Biodiversité littorale : l’union fait la force

Le littoral français : un milieu fragile et méconnu

Malgré leur accès facile et leur forte fréquentation, les milieux littoraux français restent mal connus des scientifiques. Ceux-ci manquent en effet de ressources pour disposer de données abondantes et variées sur l’état de la biodiversité côtière.

Les connaissances sont d’autant plus lacunaires que ces milieux évoluent sous l’effet des changements globaux et de la pression humaine.

« Un programme national de science participative sur la biodiversité littorale »

Biodiversité littorale 3

Afin de compléter l’effort de recherche, l’association Planète Mer a imaginé en 2010 un programme inédit : BioLit. Résidents, touristes, scientifiques, associations, entreprises, collectivités : tous les citoyens sont invités à jouer les « observ’acteurs » sur les côtes françaises.

Comment participer ? :

  • En s’arrêtant pour photographier les espèces rencontrées au cours de ses promenades ;
  • En réalisant des inventaires de groupes d’espèces ou milieux naturels définis.

L’essentiel est de suivre des protocoles précis, répondant aux questions des chercheurs et de partager ses observations sur www.biolit.fr.

Le Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN) est responsable scientifique du programme et chargé d’analyser les données collectées à l’échelle nationale. Un moyen d’accompagner les politiques publiques en matière de gestion de la biodiversité.

Les « BioLitiens » au chevet des grandes algues brunes

Après la mise en place du programme et des outils, BioLit s’est concentré en 2013 sur la cohabitation des grandes algues brunes et des bigorneaux en Manche, Atlantique et Mer-du-Nord. L’objectif ? Mieux comprendre l’évolution de ces algues, qui tendent à régresser alors qu’elles offrent un habitat et de la nourriture à de nombreuses espèces côtières.

Les premiers résultats : le BioLimètre

5635 gastéropodes comptés, 274 quadrats et protocoles réalisés, 40 sorties, 3 sessions de formation, 70 associations formées dont 40 engagées ainsi que 6 universités. 1300 km de côtes rocheuses, 5 régions, 10 départements et 36 estrans prospectés et auscultés.

En 2014, 4 nouveaux sujets d’étude ont émergé et sont désormais disponibles sur la Méditerranée : Saisons de la Mer, Nouveaux arrivants pour les espèces introduites, Chlorophylle Mania pour la végétation du littoral, Attention Menaces sur le littoral. Autant de thématiques qui imposent de mobiliser tous les citoyens.

Quand les plus jeunes s’y mettent

D’où l’idée en lancer en 2014 BioLit Junior : une version du programme conçue spécifiquement pour les jeunes et leurs enseignants.

Une bonne façon de permettre à la science de bénéficier du plus grand nombre – et au plus grand nombre de participer à la science.

Pour en savoir plus : www.planetemer.org et www.biolit.fr